5 règles à retenir pour améliorer votre français!!!

5 règles à retenir pour améliorer votre français!!!

Demander à ce que», «sinon», «tant bien même»… 

  • Les expressions sont courantes, mais est-il vraiment correct de les employer ?

Dire ou ne pas dire telle est la question. 

  • À l’oral ou à l’écrit, les règles tortueuses de la langue française donnent souvent du fil à retordre. Quand est-il correct par exemple de féminiser le participe passé du verbe «mettre»? 

Peut-on utiliser l’expression «sinon» à la place de «par ailleurs»? Qu’en est-il de la formule «tant bien même»?

  • Le précis de grammaire est rarement à portée de main dans le feu de l’action. 

Alors que faire?

  • grâce à l’Académie française, cinq règles à retenir pour améliorer votre français au quotidien.

Demander à ce que

  • «Je demande à ce que les enfants soient calmes en mon absence», 

«ils demandaient à ce que les dossiers soient traités»…

L’expression est courante mais est-elle pour autant correcte?

 Ouvrons les dictionnaires. 

  •  la construction «demander + à ce que»

 relève du registre familier.

  •  De son côté, le Petit Robert clôt le problème: «demander à ce que» n’existe pas. 

Alors que faire?

Dans sa rubrique Dire/ Ne pas dire, l’Académie française coupe la poire en trois. 

Elle rappelle ainsi les différents avis des grammairiens -certains la considérant comme fautive d’autres comme «étrange» mais non incorrecte- avant de prendre parti: la formule est «inutilement lourde» et reste donc à éviter.

 Il est alors préférable de dire: «Je demande qu’on m’apporte le journal»

 plutôt que: «Je demande à ce qu’on m’apporte le journal».

●  Elle s’est mis au travail

Leparticipe passé ou la bête noire du dictionnaire français.

 Pas un jour ne passe sans que sa conjugaison et ses accords nous causent des ennuis. 

Les verbes «mettre» ou «prendre» n’échappent pas à la règle.

 Ainsi est-il courant d’entendre, à tort, prononcées les phrases:

 «Elles se sont mis au travail»,

 «Elle s’est pris à son propre piège».

  • Or nous rappelle l’Académie, ces deux verbes «obéissent aux règles d’accord des participes passés»

 et doivent par conséquent au féminin prendre un «e». 

  • Il faut donc dire: «Elles se sont mises au travail» et «Elles’est prise à son propre piège».

Sinon au sens de Par ailleurs

À l’instar des «du coup», «bref», «voilà» qui ponctuent à tout bout de champ (et souvent sans raison) nos phrases, le mot «sinon» employé dans le sens de«par ailleurs» est à bannir.

  • L’Académie nous rappelle que le terme ne peut s’employer que dans certains sens bien précis.

 Àsavoir: «faute de quoi» et «si ce n’est»

(Ex: «Je ne sais rien, sinon qu’il est venu»).

  • Il ne doit en aucune façon remplacer les locutions «par ailleurs» ou «d’autre part».

 Ainsi est-il incorrect de dire «Et sinon, toi, ça va?» ou «Il marche beaucoup et, sinon, il nage régulièrement».

A minima au sens d’au moins

Les locutions latines ont le vent en poupe. 

  • Encore faut-il bien les comprendre pour pouvoir les utiliser au quotidien. L’expression«a minima» employée dans le sens «d’au moins», par exemple, est un abus de langage nous précise l’Académie française.

«La locution minima s’emploie dans le domaine du droit, et se rencontre dans l’expression appela minima, qui signifie que le ministère public fait appel pour augmenter une peine qu’il juge en inadéquation avec la faute commise.»

  •  Aussi ne faut-il pas dire «Il devrait obtenir a minima un 20/20» mais «Il devrait obtenir au moins un 20/20».

Tant bien même

Les déformations à l’oral sont fréquentes. 

  • Aussi faut-il parfois faire attention à ce qu’il nous semble correct à l’oreille mais bien faux à l’écrit. 

La locution «tant bien même» en est un ardent exemple. 

La véritable formule étant «quand bien même».

  • Aussi ne faut-il pas dire comme le précise l’Académie: «Tant bien même il réussirait, nous ne saurions l’approuver» mais «Quand bien même il réussirait, nous ne saurions l’approuver».

Bonus:Le néologisme «perfectionnable» est un abus de langage. 
Il est donc préférable d’employer l’adjectif «perfectible» indiquent les sages. 
Un mot qui nous a été légué par un certain Voltaire au XVIIIe siècle.

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