Pièges à éviter grammaire/orthographe

Pièges à éviter grammaire/orthographe

 vu de certaines fautes classiques, voire tragiques parfois, je propose qu’on fasse un pitit post avec des corrections d’orthographe pour que tous, nous avancions au niveau orthographique dans notre belle langue! 
Ceci n’a rien de trollesque, je vous rassure, ou si c’est le cas reportez vos profs de Français à la modération de votre bahut 
En fautes désormais classiques, nous avons le fameux autant/au temps pour moi, sujet débattu des milliers de fois n’y revenons pas 

Tout de même un lien pour les curieux, Corwin y a donné un lien direct vers le site de l’Académie Française pour en apprendre plus 

Voir / Voire

Haha, beaucoup ne distinguent point encore!

D’un côté nous avons le verbe Voir, classique, efficace :

“Je vais voir ce film demain”

Paf, tout le monde connaît, pas la peine d’en dire plus je pense.

Mais holà! 

Nous avons en sus l’adverbe “Voire”, qui veut dire “même”, ou encore peut souligner un point précis.

“Tout le monde était de cet avis, voire M. untel, qui n’est jamais de l’avis de personne.” (tiré du dictionnaire de l’Académie Française)

“La quasi-totalité des membres de cette assemblée, voire la totalité sont de cet avis.”

D’autres définitions pour “Voire”, mais pour ça, vous irez voir ailleurs 
A noter que l’expression “voire même” est un abus de langage.

A éviter donc. (Corwinette)

Sa / Ça (+ la cédille de Patours)On rencontre souvent des phrases commençant par “Sa”, n’ayant pas de lien du tout avec le possessif qu’il est!

Le démonstratif est “Ça” (avec une cédille, mais je ne sais pas comment la mettre sur les majuscules, mea culpa – Merci Patours).

“J’vais lui péter sa teuté” <- possessif, il va péter la tête à la personne dont il parle.

“Ça ne veut rien dire ‘teuté’! ” <- démonstratif, désigne quelque chose.

Moyen mnémotechnique, on peut parfois remplacer “Ça” par “Ceci”, et celui-ci commençant par un C, ben on fait pareil avec “Ça” 

(à moins que vous n’écriviez “Seci” )

er / é / ée (Jactari)

Ces deux terminaisons ont ceci en commun qu’elles terminent un verbe, pour savoir laquelle utiliser, c’est simplissime.

Remplacer dans la phrase, le verbe utilisé par le verbe prendre et la prononcer.

Si vous entendez “prendre”, il faut mettre er,

si vous entendez “pris”, il faut mettre é,

si vous entendez “prise”, il faut mettre ée.
“Je vais mang? de la choucroute ce midi.” (Quelle idée !) / Je vais prendre de la choucroute ce midi. -> manger

“Il a essay? de post? sans faire de faute.” / Il a pris de prendre sans faire de faute. -> essayé & poster
Quand même (Arcadion)

“Bah oui, mais quand même!” 

Et non pas “Comme même!”
Quand / Quant (signalé par Skyy, correction de ce que j’avais écrit par Zehaf)

“Quand” est un conjonction qui «exprime une relation temporelle de concordance, de simultanéité» –> “Quand j’ai faim, je mange ; quand j’ai soif, je bois ; quand je m’ennuie, je poste.”

Comme adverbe, “quand” interroge sur le temps –> 

«Quand avez-vous dévoré cet innocent gâteau au chocolat ?» demandait avec insistance l’inspecteur de police au prévenu.

“Quant” s’utilise dans la locution prépositionnelle “quant à”: pour ce qui est de, relativement à (telle personne, chose ou question sur laquelle se fixe un moment l’attention). –> 

“Quant aux trolls, qu’ils se taisent.”

Si “quand” est suivi d’une voyelle, la liaison se fait en prononçant le [d] final comme un [t] mais garde son orthographe originelle.
a / à (Loune, non je ne reconstruirai pas, la flemme )

Le premier se remplacant par “avoir” ( dans mon cas, je mets “avait/avaient..” )dans une phrase, vu que c’est tiré du verbe ..

C’est à prendre ou à laisser. ( On ne dirait pas: C’est avait prendre ou avait laisser )

Il a un joli chien. ( On peut dire: Il avait un joli chien. )
Accentuation des majuscules (Jactari citant l’Académie Française)

Quant à l’utilisation des accents sur les majuscules, il est malheureusement manifeste que l’usage est flottant. On observe dans les textes manuscrits une tendance certaine à l’omission des accents. Il en va de même dans les textes dactylographiés, en raison notamment des possibilités limitées qu’offrent les machines traditionnelles. En typographie, enfin, certains suppriment tous les accents sur les capitales sous prétexte de modernisme, en fait pour réduire les frais de composition.
Il convient cependant d’observer qu’en français, l’accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur.

  • On veille donc, en bonne typographie, à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À, comme le font bien sûr tous les dictionnaires, à commencer par le Dictionnaire de l’Académie française, ou les grammaires, comme le Bon usage de Grevisse, mais aussi l’Imprimerie nationale, la Bibliothèque de la Pléiade, etc. Quant aux textes manuscrits ou dactylographiés, il est évident que leurs auteurs, dans un souci de clarté et de correction, auraient tout intérêt à suivre également cette règle, en tirant éventuellement parti des ressources nouvelles que peuvent offrir les traitements de texte modernes.

Il en va de même pour le tréma et la cédille.
peu / peux / peut / peus / peuh (Jactari)

peu signifie “pas beaucoup de” et reste toujours au singulier.

“Il y avait trop peu de saucisse dans cette choucroute.”

“Peu d’hommes ont marché sur la lune.” (Attention, phrase à pièges. )

peut vient de pouvoir, troisième personne du singulier, indicatif présent.

peux vient de pouvoir, première et deuxième personnes du singulier, indicatif présent.

“Il peut le faire !”

“Je peux le faire, tu peux le faire, et Bardy aussi peut le faire.”

peus n’existe pas, c’était pour voir si vous suiviez.

peuh est une interjection marquant l’appréciation négative, le désaccord dédaigneux ou l’indifférence à propos de quelque chose ou de quelqu’un.

“Peuh ! Quel tas d’idioties, toutes ces règles à la mords-moi-le-n&oelig;ud.”
Bien que / Malgré que (cygnus / correction Pere SebDead)

  • Selon l’Académie, “malgré que” est incorrect sauf avec “avoir” pris absolument (Malgré qu’il en ait).

De plus en plus, “malgré que” pénètre dans l’usage littéraire et il devient difficile de l’interdire absolument ou de le condamner sévèrement. Si vous l’employez, le subjonctif est obligatoire.
Or / Hors (un aimable contributeur par MP)

“Or” est la fameuse conjonction de coordination (mais où et donc or ni car ), utilisable dans un cas comme celui-ci : 

“Ça peut être pris ainsi, or ce n’est pas le cas”

“Hors” est une autre version de “dehors”, ou “en dehors de” par exemple “Hors de France”.
Ça / Çà (un aimable contributeur par MP)

“Çà” : Adverbe, tantôt de mouvement, et tantôt de repos. Il signifie “Ici” en gros. “Çà et là” = “Ici et là”.

Existe aussi “en-deçà”. 

“Ça” est le démonstratif, qu’on peut remplacer par “Cela” tout bêtement.
Tort / Tord (Nigma)

Tort: Avoir tort, à tort ou à raison, donner tort à quelqu’un, être en tort.
Tord: relatif au verbe tordre.

ex: il se tord de douleur, le cintre qu’il tord.
Ses/Ces/C’est/S’est/Sais/Sait/Cet (Balkis + rajouts à mwa+ Alleria)

“Ses” est possessif, si il appartient, on écrit ses.

”Ce sont ses livres” (à lui)

“Ces” est démonstratif, pour montrer quelque chose.
”Regarde ces chiens” (ceux-la)
“C’est” sert à désigner quelque chose ; remplaçable pour la compréhension par “Ceci est”.

“C’est un sujet utile pour les pas doués en orthographe” ()
“S’est” s’emploie dans le cadre d’un verbe pronominal (ici le s’ ) :

“Il s’est cassé la jambe”

Pour ne pas faire d’erreur, on peut par exemple conjuguer la phrase à la première personne du singulier “je me suis cassé la jambe”, puis à la seconde “tu t’es cassé la jambe”, et enfin à la troisième personne “il s’est cassé la jambe”.
“Sais”. “Sait” : verbe savoir aux 1ère et 3ème personnes du singulier, au présent de l’indicatif.
“Je sais que certains font cette faute”

“Il ne sait pas écrire sans fautes”
“Cet” est un démonstratif aussi. utilisé à la place de “Ce” lorsque le mot (masculin) qui suit commence par une voyelle.
“Regarde cet homme”
Foi / Fois / Foie (Troll Qui Pue au carré)

  1. “Foi” désigne la croyance : 
  2. “J’ai foi en cette personne”
  3. “Ce prêtre a la foi en Dieu”


“Fois” désigne l’idée de fréquence, soit par l’unicité :

  1. “On ne meurt qu’une fois”Ou par l’itération : 
  2. “Deux fois par an”

“Fois” désigne aussi la répétition :

  • “Le train sifflera trois fois”

Dans le corps humain, l’organe est le “foie”.
Cou/Coup/Coût

  • Le “cou” désigne la partie de la tête, la nuque quoi 

Le “coup” peut s’employer de plusieurs façons : 

  • “Je lui ai mis un coup dans la face” (ici, coup = frappe)

“On va tirer un coup?” (©Ryo Saeba) (ici, coup = passade dans un hôtel miteux d’une petite heure minimum avec une charmante demoiselle)

“Bah tu vois, tout à coup j’ai eu l’idée de passer par la fenêtre” (l’expression “tout à coup” ici)

etc.
Le “coût” désigne le prix.
Emploi de Ceci / Cela (Jactari toujours, quel homme!)

CECI, pron. dém. neutre.

A. [En corrélation et en oppos. avec cela, cf. la même oppos. entre celui-ci/celui-là, ici/là, -ci/-là, voici/ voilà]

1. [Désigne ce qui est plus proche du locuteur qui parle ou dont on rapporte les paroles]

2. Fam. [Valeur d’indéterminé] Telle et/ou telle chose, telle qualité, telle autre non précisée ou non précisable
B. [Sans oppos. à cela]

1. [Désigne une chose, un obj. proche du locuteur, souvent avec accompagnement du geste et valeur insistante]

2. [Dans la conversation, dans le récit, annonce avec valeur gén. insistante des précisions qui vont suivre]

3. [Synon. de cela, pour renvoyer à ce qui précède, p. ex. à des paroles qui viennent d’être prononcées (cf. supra B 1 b)] Tu réfléchiras à tout ceci; tout ceci pour dire que; ceci (soit dit) entre nous :

[En partic. en prop. postposée, ou en incise, ou en constr. part. abs.] Ceci fait, on mit le feu au bois, dont la chaleur se communiqua aux schistes (VERNE, L’Île mystérieuse, 1874, p. 156); Martin, je te félicite de ton exactitude. Ceci dit, passe-moi la valise (ROMAINS, Les Copains, 1913, p. 176) :

SYNT. Ceci dit (plus fréq. que cela dit), ceci étant dit, ceci soit dit en passant; ceci fait, ceci posé, ceci retenu, ceci mis à part.
C. Emploi subst.

1. Péj. Une ceci, une cela. Une femme dont on dit des choses diverses, généralement peu élogieuses :

2. PHILOS., seulement au sing. [Chez Sartre] Le ceci. L’être que je ne suis pas présentement, en tant qu’il paraît sur le fond de la totalité de l’être, c’est le ceci (SARTRE, L’Être et le Néant, 1943, p. 231) 

Source.
Fins de mots en phonétique [xion] (Aron, Aron, petit patapon, j’ai oublié la phonétique aussi / Jactari)

Aron delledechorizo :

Si vous doutez un jour de l’orthographe d’un mot finissant en [ksion] (désolé j’ai oublié la phonétique) sachez qu’en anglais vous n’aurez jamais xion pour terminer un mot, et que donc c’est le mot français correspondant qui s’écrit ainsi.
Jactari :

Pour les -ction/-xion, je ne crois pas qu’il y ait de règle générale pour savoir comment écrire.

Toutefois les mots en -xion sont beaucoup plus rares, alors que -ction est très répandu.
Donc ce sera toujours -ction sauf pour les mots suivants (et peut-être d’autres qui ont été oubliés) : annexion, complexion, connexion, convexion, crucifixion, déflexion, flexion, fluxion, réflexion, transfixion.

Lien intéressant à ce sujet
Cooly sur les “s” en trop à chaque fin de mot (Bbali Bbalo)

Un autre problème réccurent, que je n’ai pas vu cité sur ce fil, c’est le fait d’ajouter des “S” à tout va en fin de mots.
Exemple bateau : On dit “Un lapin”, non pas “Un lapins”.
Là il y en a un seul, pas besoin du “S” du pluriel.

Sauf dans cas exceptionnels, tel “le puits” par exemple.
QUI et QU’IL (vicYeuse ())

Il est intéressant de noter que souventes fois nous nous retrouvons avec un “Qu’il” en lieu et place d’un “Qui”.

Exemple mauvais : 

“Non **** il n’est pas nécessaire de tuer tout ce qu’il bouge sur terre ….”

Exemple bon : 

“Non **** il n’est pas nécessaire de tuer tout ce qui bouge sur terre ….”

“Qu’il” note la contraction de “qui” + “il” ; pour se repérer, faut penser que “il” est un sujet, dans l’exemple de la phrase, on se retrouve avec deux sujets pour le verbe “bouger”, alors que le seul sujet est “tout” de façon générale.

(Si je m’a gourré (), prière de me rectifier merci)
Cas analogue avec “S’il” : Si + Il = S’il.
Sensé / Censé (Morgiah la panthère ^^)

Une personne sensée étant par définition une personne possédant du bon sens, tandis qu’une personne censée faire/être quelque-chose est supposéefaire/être quelque-chose. La nuance est grande, mais moi-même je m’y laissais prendre jusqu’à ce qu’une bonne âme se charge de mon éducation sur ce point.
Près / Prêt (Itou qu’au-dessus ^^ + explication par moi )

Le mot “Près” implique la notion de distance, que ce soit dans le temps ou l’espace.

“A force de voyager, je suis près de Paris” (espace)

“Je ne suis pas près d’arriver” (temps)

Le mot “prêt” peut être remplacé par le mot “préparé” pour plus de compréhension de la phrase.

Essayez avec les 2 phrases ci-dessus par exemple 

Exemple de phrase où ça marche bien :

“Ca y est chérie, tu es prête, ça fait 2 heures que tu squattes la salle de bain!”

=> “Ca y est chérie, tu es préparée, ça fait 2 heures que tu squattes la salle de bain!”
Ait / Est

“Ait” est la forme de la 3ème personne du subjonctif présent de l’auxiliaire avoir : “qu’il ait”.

“Est” est la forme de la 3ème personne de l’indicatif présent de l’auxiliaire être : “il est”.

“Il faudrait qu’il ait une clé pour ouvrir la porte” deviendrait à l’indicatif présent : “il a une clé pour ouvrir la porte”.

“Il est une personne de grande bonté” deviendrait au subjonctif : “il faudrait qu’il soit une personne de grande bonté”.
(à l’oral, petit rappel : ) Règle concernant les “h” muets et “h” aspirés (Jactari, tirant du site de l’Académie Française)
Citation:

Le haricot ou l’haricot ?
Le h de haricot est « aspiré », c’est-à-dire qu’il interdit la liaison, impose que ce mot soit prononcé disjoint de celui qui le précède, au singulier comme au pluriel. On écrit et dit : le haricot, non l’haricot ; un beau haricot, non un bel haricot. Tous les dictionnaires indiquent par un signe conventionnel quels h (généralement d’origine germanique) sont aspirés et quels h (généralement d’origine gréco-latine) ne le sont pas. Pour certains mots, l’usage est indécis. Ce n’est pas le cas de haricot : la liaison est incontestablement 
une faute.​

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